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Revue Migrations Forcées 32
L'apatridie

Une si grande partie de notre identité dépend de notre appartenance à un État-nation et de la reconnaissance des droits et devoirs qui l'accompagne - même si ceux-ci sont souvent ignorés ou bafoués. Toutefois, depuis le début du XXème  siècle, lorsque le modèle de l'État-nation fut accepté universellement comme modèle de gouvernance, il y a toujours eu des personnes ne se trouvant rattachées à aucun État par le lien légal de la nationalité. De nombreuses avancées positives ont eu lieu dans le domaine du droit international depuis l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui affirme que « toute personne a le droit à une nationalité ». Pourtant on estime aujourd'hui qu'il se trouve jusqu'à 15 millions d'apatrides. Ce sont de simples individus ou bien des groupes religieux ou ethniques entiers, dont les raisons de se retrouver apatrides varient, allant de circonstances accidentelles à la persécution délibérée.

Les rédacteurs de RMF souhaitent recevoir des articles soumis par des praticiens, reflétant des opinions diverses et variées, qui tenteront de répondre aux questions suivantes:

  • L'apatridie est-elle un phénomène important dans le monde moderne? Est-ce un phénomène peu reconnu? Et si oui, pourquoi? Qui sont les apatrides? Comment les identifier?
  • Quelles expériences apporte le fait de vivre dans un État sans bénéficier des droits d'un citoyen? Quel est le coût humain de l'apatridie? Comment l'apatridie affecte-t-elle le développement humain tout au long de la vie? L'apatridie a-t-elle des conséquences différentes pour les femmes, les hommes et les enfants?
  • Étant donnée la variété de raisons d'être apatride, n'existe-t-il qu'une seule forme d'apatridie? L'apatridie se trouve-t-elle à l'origine de la migration forcée ou est-ce la migration forcée qui engendre l'apatridie? Existe-t-il un lien entre la traite des êtres humains et l'apatridie? Peut-on considérer les « migrants abandonnés » comme apatrides? De quelle manière l'apatridie affecte-t-elle la recherche de solutions durables?
  • Quelles sont les politiques des institutions internationales compétentes en ce qui concerne l'apatridie? Sont-elles en train de changer, et si oui, comment et pourquoi? Quel rôle la communauté humanitaire internationale doit-elle jouer pour combler le manque de protection des personnes apatrides? Quelles stratégies pouvons-nous utiliser pour nous assurer que les personnes anciennement apatrides sont pleinement intégrées à la société?
  • Comment les agences de développement et les campagnes de lutte contre la pauvreté s'y prennent-elles pour inclure les apatrides?
  • Quels recours sont à la portée des apatrides? Quels sont les exemples de personnes se battant collectivement pour obtenir la citoyenneté d'un État?
  • La nationalité étant offerte par les États, quels moyens sont à la disposition de la communauté internationale afin de remettre en question les lois et politiques qui engendrent l'apatridie?  Quels moyens peuvent-être utilisés afin de prévenir l'apatridie et quel est le taux de succès de ces moyens?
  •  Quelles démarches les institutions internationales entreprennent-elles afin de résoudre des situations générales ou spécifiques d'apatridie? Quel rôle peuvent jouer l'enregistrement des naissances et la délivrance de papiers d'identité dans des stratégies de prévention et de réduction de l'apatridie?
  • Quelle est la signification, en termes pratiques, du droit de chacun à une nationalité, selon l'article 15 de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Est-il possible de mettre fin à l'apatridie à travers le monde? Quels remèdes existe-t-il contre l'apatridie? Existe-t-il des exemples de cas juridiques ayant abouti avec succès à l'obtention d'une nationalité? Dans quels environnements judiciaires cela peut-il se passer?
  • L'apatridie présente-t-elle des avantages?

Délai de rédaction des articles : 6 octobre 2008. Longueur maximum : 2.500 mots. Pour toute information complémentaire, les auteurs pourront consulter www.fmreview.org/writing.htm. Merci de nous contacter si vous souhaitez contribuer ou nous indiquer des collègues susceptibles de le faire.

Nous sommes particulièrement intéressés par les témoignages et expériences de communautés et d’individus déplacés. N’hésitez pas à nous contacter même si vous n’avez jamais rédigé un article auparavant. Nous serions heureux de pouvoir vous aider à établir un texte qui reflètera votre expérience.

Egalement, nous serions heureux que vous nous aidiez à diffuser cette information autour de vous, ainsi qu’à faire connaître le recueil, une fois imprimé. Si vous pensez pouvoir le faire, merci de nous contacter.

Nous invitons nos lecteurs à nous envoyer leurs contributions écrites sur tous les aspects de la migration forcée à l’heure actuelle. En plus du dossier spécial, nous réservons toujours un tiers de chaque numéro à des sujets « hors dossier ».

Merci de contacter notre équipe de rédaction : fmr@qeh.ox.ac.uk

La RMF est un organe entièrement financé par des donations. Chacun de nos numéros, publié quatre langues (anglais, français, arabe, espagnol) coûte 75.000 livres sterling / 151.000 dollars / 98.000 euros pour la mise en page, la traduction, l’impression et la distribution. Nous sommes très reconnaissants à toute personne qui nous indiquera des organismes susceptibles de nous aider

Marion Couldrey et Maurice Herson, Rédacteurs en chef, Revue Migrations Forcées rmf@qeh.ox.ac.uk

 

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