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Sortie prévue janvier 2012 L’association des conflits et de ce qui est connu sous le nom de « fragilité de l’Etat » est l’un des moteurs majeurs du déplacement forcé dans le monde. En vertu de l’ordre international, c’est sur l’Etat que repose la responsabilité première du bien-être et des droits des citoyens et de toute autre personne se trouvant à l’intérieur de ses frontières. Cependant, lorsque l’Etat lui-même se trouve pris dans un conflit interne, qu’il manque d’autorité, de stabilité, de capacités et de systèmes de gouvernances, ou qu’il manque de légitimité, ou de toute une combinaison de ces facteurs, le bien-être et les droits des personnes déplacées peuvent se trouver sévèrement compromis. Très peu de ce qui a été écrit sur les « Etats fragiles », ne traite cependant de manière explicite de la migration forcée. L’une des définitions de la fragilité des Etats souligne la « susceptibilité aux crises » souvent attribuée à la mauvaise gouvernance et/ou à une violence prolongée comme facteur d’affaiblissement des fonctions de l’Etat. Les connotations négatives associées au terme « Etat fragile » sont rejetées par certains Etats, alors que d’autres l’adoptent avec enthousiasme dès le moment qu’il permet de générer des ressources supplémentaires. En effet, un pourcentage croissant de l’aide provenant des principaux donateurs est réservé aux Etats « fragiles » touchés par un conflit, soit parce qu’ils sont perçus comme susceptibles d’offrir un sanctuaire pour des fondamentalistes religieux ou des éléments criminels, ou par peur d’une propagation au niveau régional des conflits ainsi que des déplacements qui en résultent, et que ces Etats fragiles ne semblent pas être à même de résoudre seuls. Le conflit en tant que cause de déplacement correspond souvent à une fragilité de l’Etat, qu’il s’agisse d’un symptôme ou d’une cause de fragilité, par exemple lorsque la faillite de l’autorité ou de la légitimité entraine l’émergence d’une violence organisée conséquente, qui à son tour peut être aggravée par la faillite de l’Etat à protéger ses citoyens. Ces facteurs ou les réactions qu’ils provoquent de la part d’autres Etats, tendent souvent à précipiter une migration forcée à grande échelle, à la fois de PDI et de réfugiés qui cherchent à se protéger des persécutions. La fragilité de l’Etat peut également jouer un rôle significatif en produisant une migration forcée relative à des catastrophes naturelles ou des crises environnementales, dans la mesure où les échecs en matière de gouvernance ont un effet sur la vulnérabilité des populations et leur capacité à s’adapter et résister. La réponse face à la « fragilité » est devenue un élément de plus en plus important dans la politique internationale et les interventions humanitaires, et aussi dans la planification du développement. Les institutions économiques et politiques mondiales, en particulier, ont identifié les Etats fragiles comme cibles critiques justifiant la mobilisation de certains types particuliers d’assistance - une assistance qui cherche à « renforcer » les Etats – dans le but de trouver une solution aux problèmes posés par leur légitimité et celle des services qu’ils fournissent, notamment aux personnes déplacées. Les rédacteurs en chef de RMF recherchent des articles s’appuyant sur une expérience pratique et reflétant toute une gamme d’opinions diverses centrées sur des situations de déplacement forcé, et qui tentent de répondre à des questions comme celles-ci :
Date limite pour la soumission des articles : 3 septembre 2012 Longueur maximum : 2,500 mots. Nous souhaitons tout particulièrement pouvoir publier des articles reflétant l’expérience et les connaissances de communautés et d’individus directement concernés par ces questions.
Si vous envisager d’écrire un article, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Guide d’écriture disponible sur: http://www.migrationforcee.org/ecrire.htm |
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